Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
16 oct. 2009
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Japon, 2030. La technologie a fortement évolué et prend désormais une très grande place dans le monde. Dans une société robotisée, une nouvelle forme de criminalité s’est développée. Les pirates informatiques sont très dangereux grâce aux prises de contrôle de cyber-cerveaux, ce cyber-terrorisme pouvant aller jusqu’à provoquer des conflits politiques. Une unité spéciale du gouvernement est mise en place pour lutter contre cette cyber-criminalité. Le Major Motoko Kusanagi et ses partenaires de la Section 9 sont chargés d’enquêter sur différents actes criminels et terroristes liés à la technologie et se retrouvent confrontés à un mystérieux cyber-criminel se faisant appelé le Rieur (The Laughing Man).
Le film Ghost in the Shell de Mamoru Oshii sorti en 1995 a été une œuvre qui a su s’imposer mondialement et qui par la même occasion a apporté à l’animation japonaise un aspect plus sérieux, plus philosophique, plus artistique aux yeux des occidentaux avec son scénario complexe qui force la réflexion. A ceux qui ont avalé une boite entière de Doliprane après avoir visionner le film (ou à ceux qui n’ont pas vu ce film), n’ayez crainte ! La série Ghost in the Shell - Stand Alone Complex est toujours destiné à un public plutôt adulte, mais s’adresse à un public plus large que le film et ne nécessite pas le visionnage de ce dernier.
Pour retranscrire l’univers crée par Masamune Shirow, le studio Production I.G confie la réalisation de la série à Kenji Kamiyama (supervisée par Mamoru Oshii). Avec un budget à la hauteur de leurs ambitions, le résultat est une pure réussite sur quasiment tout les points.
L’animation est très soignée, l’univers futuriste parait réaliste avec un jeu de lumière bien maitrisé. Les effets spéciaux ajoutés sont bien intégrés au reste de l’animation, particulièrement les effets “Cell-Shading” des robots style Tachikomas, les hélicoptères. Ils ont voulu trop en faire avec l’opening en 3D, le rendu n’est pas mauvais, mais il serait plus adapté à un générique de jeu vidéo de console ancienne génération. Les rares scènes de combat au corps à corps sont très fluides et bien représentés, dommage qu’il n’y en ai pas plus. Globalement on est vraiment gâté visuellement.
L’OST est composé par Yoko Kanno (Cowboy Bebop, Macross Plus, Wolf’s Rain), qui une fois de plus montre son talent, très bien inspirée par l’univers de Ghost In The Shell. Les musiques sont sublimes, parfaitement adaptées à l’ambiance et avec des styles variés. L’opening “Inner Universe” chanté en russe par Origa est tout simplement magnifique. L’ending “Lithium Flower” est excellent aussi.
Pour continuer dans l’attribution des bons points, la version française s’est vu dotée d’un doublage de qualité. La série méritait bien ça, mais encore fallait-il le faire. Le côté enfantin des Tachikomas a bien été respecté. Mais le bon point vient surtout du doublage de Batou, dans la ligné du film c’est encore Daniel Beretta (voix française d’Arnold Schwarzenegger) qui s’y est collé. Malgré tout, quand on est habitué à regarder des animes sous-titrés, on a meilleur temps de pencher pour la VO sous-titrée.
Les personnages sont très intéressants, leur psychologie est souvent mise à l’épreuve, on les découvre un peu plus au fil des épisodes. Le Major Motoko Kusanagi qui réfléchit beaucoup mais qui ne laisse rien transparaitre à ses partenaires. Batou, un ancien membre des commandos dans l’armée, qui a une relation particulière et assez ambigue avec le Major. Togusa, le plus humain (physiquement) de la Section 9 et le seul a avoir une vie familiale. Et les fameux Tachikomas qui apporte une touche humoristique à la série, ils sont drôles, amusants et touchants.
Vous n’échapperez pas à la partie “réflexion philosophique”, marque de fabrique des Ghost in the Shell. Mais comparés aux films, c’est plus accessible, peut être parce qu’en 26 épisodes, cette partie nous est mieux expliquée, ou alors, parce qu’elle est tout simplement moins complexe que celle des films. Donc dans la série vous aurez également droit (c’est ce qui fait son charme) aux éternelles questions sur le futur développement des intelligences artificielles, les machines peuvent-elles être “conscientes” ? Des questions existentielles à différents niveaux, les réponses sont loin d’être évidentes.
Conclusion :
Une série excellente, visuellement impressionnante, lente par moment, mais l’intrigue reste très intéressante et passionnante. La fin clôture la série d’une assez belle façon (de mon point de vue), dans le sens où c’est là que tous les éléments se regroupent et justement là que l’on découvre vraiment les liens affectifs entre différents personnages et l’attachement que l’on a nous aussi pour eux. On en redemande…
La série était initialement prévue pour 26 épisodes, une deuxième saison GITS : SAC 2nd GIG s’est ajoutée à celle-ci. Pouvait-on faire mieux ?
La réponse très bientôt...
Titre original : Kokaku Kidotai Stand Alone Complex
Genre : Action, Science Fiction, Cyberpunk
Format : 26 épisodes
Produit par : Production I.G
Auteur : Shirow Masamune
Réalisateur : Kenji Kamiyama
Musiques : Yoko Kanno
Année : 2002
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